samedi 29 septembre 2012

Ici s'achève ce blog

Voilà. C'est fini. 28 jours de fun. A l'heure où je vous écris je m'apprête à quitter le studio de la rue Saint-Hubert direction la gare d'autocars de Berry Uqam puis l'aéroport. Décollage pour le pays des zombies prévu à 19h50. Mon premier vol de nuit, qu'on se le dise, il me sera impossible de fermer les yeux. Mon sommeil ne sera plus le même car il y a des voyages qui vous marque à jamais.

Hier soir je suis allée cherché Sophie à la gare. Si vous avez suivi, on s'est rencontré au début du mois à l'auberge Maéva de Québec. Elle étudie quatre mois à l'université de Laval et vient passer le week-end à Montréal. Direction Les Foufounes Electriques (non ce n'est pas une blague ce bar s'appelle bien comme ça !) pour ma dernière soirée canadienne histoire de ne pas broyer du noir. C'est le lieu de rendez-vous des montréalais, un ancien squat artistique, presque un lieu de patrimoine. Soirées étudiantes le jeudi, dj, groupes de rock, ce lieu grouille d'une énergie folle ! Et les consos sont tellement peu chères (4$ la vodkz orange soit moins de 3€ !!!) que ce serait dommage de ne pas en profiter !
On passe une bonne partie de la nuit dans ce garage à bière. La boucle est bouclée. Enfin on ne peut pas en dire autant de ma valise. La prochaine fois je voyage léger (ou pas) !

Ici s'achève ce blog, un carnet de voyage qui a souvent viré au blog personnel. J'espère que vous aurez apprécié la visite. J'ai fait de mon mieux avec la connexion internet, le support tablette et le jet lag. Si je vous ais ne serait-ce que donner l'envie de mettre les pieds à 5575km de Paris, mon pari est réussi. J'ai déjà d'autres grands projets de voyage, mais pour cela l'écureuil doit rentrer faire le plein de noisettes.

Bon et bien voilà je me prépare à remettre mon costume de zombie et reprendre ma vie souterraine. Mais je me sens mieux. Je crois m'être trouvée.

Des blogs à suivre de petites françaises expatriées au Canada :
 Fanny et ses 30 millions d'amis
Les bonnes adresses de Pauline l'accro au shopping
Les 117 jours au Québec de Lucile l'apprentie journaliste





vendredi 28 septembre 2012

Quatorzième jour à Montréal

Jeudi. La fin du séjour approche mais je ne compte pas m'appitoyer sur mon sort bien longtemps. J'ouvre la map de Montréal histoire de faire le point sur le périple que j'ai parcouru depuis le 1er septembre dernier.
Jardin botanique, Biodôme, Parc Olympique, Quartier Latin, Le Village, le plateau du Mont Royal, la Petite Italie, le marché Jean Talon, la place Saint-Hubert, le Parc Jean Drapeau, la Biosphère, l'île Sainte-Hélène, Montmorency et Deux Montagnes, la Place d'armes, la Place des Arts, le Vieux-Montréal son champ de mars et son vieux-port,  le Square Victoria, les centre McGill et Peel, le quartier chinois... En somme : un Montréal cosmopolite, multiculturel et riche de sa diversité, à l'architecture inégale et l'unité multipliée.

Je m'aventure donc vers deux quartiers non encore exploités par ma paire de chaussure de randonnée : Westmount et le Canal de Lachine.
Situé bien au Sud du coeur de Montréal, station Vendôme du métro, le quartier de Westmount est tout à fait apart (et demande d'ailleurs son indépendance depuis quelques années). Ville à part entière, c'est une immersion dans l'angleterre victorienne, le fief de la bourgeoisie anglophone. Ici personne ne parle français. C'est un peu - pour faire court - l'archétype de la ville toute droite sortie d'une publicité automobile. Clean et sans rien qui dépasse. Un Wisteria Lane et ses rangées de belles maisons de pierres et des jardins tellement beaux qu'on en perdrait toute notion de réalité. Peu de monde dans les rues, les écoliers en uniformes s'apprêtent à emprunter le bus scolaire et les écureuils profitent toujours autant des pelouses. Car mise à part l'architecture qui m'a fait plongée dans une autre époque et même un autre pays (Dublin par exemple), Westmount est plus vert que n'importe quel recoin de Montréal que j'ai parcouru jusqu'à présent. Le parc Westmount est majestueux, comme tout ce qui s'y trouve aux alentours : l'hôtel de ville ou encore l'église Saint-Léon. C'est typiquement le quartier où l'on ne se sent pas mal à laise mais où l'on sait que l'on n'habitera jamais faute de moyens et de classe sociale. En tout cas, je ne me serais pas cru une minute au Canada ! Qu'est-ce que cette ville, ce pays peut me faire voyager d'un quartier à un autre c'est intemporel mais toujours enrichissant de découvrir des contrées inconnues qui ne nous ressemblent pas toujours.




Après ce tête à tête avec moi-même  la nature, en route pour le canal de Lachine que j'avais déjà entreaperçu du côté du Vieux-Port. Je me rends jusqu'à la station Charlevoix, à deux stations de métro de Westmount et pourtant tellement différente. On change de classe, ouvrière et plutôt populaire, le quartier est encerclé de ponts gris et sales. Je me demande de prime abord si je suis descendue au bon arrêt, puis rebrousse mon chemin pour me rendre du côté nord et non sud de la station de métro rue du Centre. Je découvre un canal encore en activité pour les bateaux de plaisance, un coin de nature charmant pour les piétons comme les cyclistes et autres joggeurs. Une piste pédestre et cyclable de 15km a été aménagée pour rejoindre les rives du vieux-port. Le soleil se couche,  je bois à gorge déployée tout ce que la nature m'apporte.




jeudi 27 septembre 2012

Treizième jour à Montréal


Mercredi. Dernier jour à Montréal pour Fanny, nous partons tôt le matin pour profiter de la journée. Depuis son arrivée lundi, on peut dire que l'on a beaucoup marché, et très bien (beaucoup trop) mangé ! (bon et beaucoup dépensé case shopping oblige oups). Elle comme moi sommes tombées en amour de cette ville dès le premier regard. Au fil de nos discussions l'on s'imagine en colocation dans quelques années dans une de ces maisons à escaliers, face à un parc d'écureuils.... il y a peu de villes où je me suis sentie aussi bien sur une telle durée. Comme le sentiment d'avoir trouvé son chez soi. Pas de jugements dans la rue, les gens engagent facilement la conversation et personne ne marche la tête baissée sur son smartphone, peu de gens fument, les bruits de klaxons sont quasi inexistants, les coins de verdure affluent, les musiciens hantent les longues avenues... j'aime me perdre dans le ventre de cette ville et je pense ne jamais en être rassasiée.

On flâne au marché Jean Talon et goûtons nos premières canneberges pures accompagnées du rire moqueur de la maraîchère (les canneberges sont trop acides pour croquer dedans comme dans un fruit rouge, elles se mixent à d'autres fruits dans des jus, agrémentent des tartes etc...). Puis on s'en va bruncher rue Sainte Catherine chez Grain de Folie, restaurant recommandé par le guide du routard de Fanny. On bave devant la carte : des fruits dans tous leurs états, de la brioche à la cannelle maison, du bacon, des smoothies.... on opte pour " la boulangerie " : salade de fruits frais, brioche aux raisins, oeuf et bacon. Je redécouvre les plaisirs de mon enfance avec la brioche façon pain perdu. On se dit que l'on peut mourir après ce brunch. Je le recommande très fortement aux amateurs de sucré-salé, aux gourmands tout simplement !




Je profite de cette pause gourmande pour montrer à Fanny l'étendue de la rue Saint-Denis. Avec la rue Sainte-Catherine, elle est l'artère la plus fréquentée par les montréalais qui aiment magasiner, bruncher, sortir. Des avenues tellement longues qu'elles traversent de nombreuses stations de métro. Le temps est mitigé mais peu importe, Fanny décide de jouer à son tour les guides en nous emmenant au Village près du quartier latin. C'est à peu de chose près le seul quartier que je n'ai pas encore eu le temps de parcourir depuis mon arrivée. En sortant de la station Berry Uqam, au lieu de prendre direction la cinémathèque du quartier latin, il faut se rendre de l'autre côté. Cette année Le Village fête ses 30 ans. C'est un quartier emblématique de la culture gay, un quartier très communautaire avec des drapeaux et citations qui ornent les rues. Pas de tabous, les vitrines des magasins et autres " restaurants à expériences " affichent clairement leurs intentions. On s'arrête quelques instants devant une installation du studio Paprika qui reprend le manifeste du Village rédigé par Guy Corriveau : "Au Village, nous croyons que les différences doivent enrichir plutôt que diviser ". De retour au quartier latin, nous faisons une pause gourmande (oui ENCORE et alors ? c'est les vacances tout de même !). Je fais goûter le meilleur brownie de tout l'univers à Fanny (qui confirme !) chez Juliette & Chocolat. On teste également leur spécialité, le bar à chocolat chaud. Orgasmique.
On finit nos 3 jours si intenses sur cette note chocolatée. J'accompagne Fanny à la gare de Longueuil où son co-voitureur l'y attend direction l'université de Sherbrooke. Un aurevoir sur le quai de la gare qui sonne comme la fin d'une colonie de vacances : triste mais sans regrets. On se reverra très vite et nous continuerons à correspondre par lettres. Le bout du monde n'existe pas quand on fait ce genre de rencontre.



Un jeu d'échec taille humaine installé sur une place du quartier latin




mercredi 26 septembre 2012

Douzième jour à Montréal


Le biodôme comme la plupart des musées de Montréal au passage, étant fermé le lundi, nous nous étions rabbatu sur le jardin botanique implanté dans le même secteur à côté de la Tour de Montréal qui surplombe le Stade Olympique. Mardi matin rendez-vous donc au biodôme. J'avais promis cette visite à Fanny, qui étudie la biologie à Dijon. Promesse tenue elle en prend plein les yeux.On discute avec les guides et s'émerveille devant une loutre joueuse de 6 ans qui plonge devant nos yeux, glissse sur le toboggan et réveille une autre loutre endormie. La loutre tout commes les bébés lynx, je n'avais pas eu la chance de les apercevoir lors de ma première visite dans cet espace consacré à la biodiversité. Je prends d'avantage de temps moi qui ait toujours le pas pressé ! Deux grands moments d'émotions que l'on est pas prête d'oublier (aparté 30 millions d'amis close !).




Après 2h d'immersion avec nos amis les animaux, je décide d'emmener Fanny sur le vieux-port, coeur névralgique du vieux-Montréal, pour qu'elle y fasse la comparaison avec le vieux-Québec. Nous faisons une pause déjeuner chez Burger King, baptême gustatif pour Fanny, troisième passage pour moi après ceux de Londres et de Dublin. La noblesse du fast-food, en haut de la pyramide selon moi (et maintenant Fanny !) devant notre cher Ronald. On avait oublié que les frites étaient des pommes de terre, le coca gazeux et les hamburgers faits avec du vrai steack hâché.
Le soleil se couche sur le vieux-port, les goélands viennent à notre rencontre.





Onzième jour à Montréal

Lundi matin. Je rejoins Fanny à 10h30 au Métro Rosemont.J'ai rencontré cette grande blonde aux yeux bleus passionnée d'animaux, à l'eau berge de Tadoussac. C'était notre dernière soirée avec Céline et nous prenions le souper à cette grande tablée où se trouvait Fanny arrivée le jour même de Québec où elle étudie à l'université de Sherbrooke pendant une année. On sympatise rapidement et l'on se quitte dès le lendemain. Je lui propose donc de venir me voir à Montréal quand elle veut avant mon départ, que je lui fasse visiter la ville.
Je nous prépare donc 3 jours 100% nature pour qu'elle se fasse une idée de l'ambiance montréalaise.
Au programme de ce lundi : jardin botanique, parc Mont-Royal et sa chasse aux écureuils, shopping et repas en centre-ville, magie des lanternes. On se découvre énormément de points communs en chemin, s'apportons mutuellement sur nos expériences canadiennes et n'en finissons pas d'arpenter cette ville que je découvre toujours sous un nouvel oeil.

Je flâne pour la seconde fois ce mois-ci dans le jardin botanique de Montréal (2ème plus beau au monde après Londres selon le Guide du Routard !) mais je ne me lasse pas devant tant de verdure. Je découvre même l'insectarium et des recoins du jardin que je n'avais pas encore exploré. Et l'on fait même la rencontre d'un renard sauvage qui traverse le jardin devant nos yeux ! Pourtant notre cri de guerre avec Fanny pendant ces 3 jours aura été : " UN ECUREUIL " à croire qu'on en voyait un pour la première fois à chacune de leur rencontre. On est si peu de choses.. !

Après cette promenade bucolique que nous reprendrons à la tombée de la nuit pour le 20ème aniversaire des lanternes magique dans le jardin chinois, nous nous rendons  au parc Mont-Royal que nous redescendons rue Pill. Fanny est aussi fascinée que moi par ces maisons aux escaliers à l'américaine et ces buildings à perte de vue. On flâne dans ce centre-ville bourgeois le long de l'université McGill. Puis pause gourmande chez Ben & Jerrys, marchand de glace mondialement reconnu, dont le berceau ne se trouve pas si loin, dans le Vermont près de la frontière américaine. C'est écoeurrant comme c'est bon. Un avant-goût pour Fanny qui aura la chance de se rendre à New York au début du mois d'octobre!


À la tombée dela nuit, aux alentours de 19h ici, direction de nouveau le jardin botanique de Montréal. Le ticket acheté le matin même étant valable pour une visite de jour comme de nuit. Je pense beaucoup à Céline qui aurait rêvé de déambuler dans le jardin de nuit à la lueur des lanternes. Nous vivons un moment surréaliste malgré l'affluence de touristes et de photographes venus admirer ces lanternes symboliques de la culture chinoise et aux significations toutes très fortes. Le reflet de ces hommes de papier dans l'eau, des dégustations de thé, une visite des temples chinois... et une plongée mystique au milieu d'un orchestre symphonique d'arbres qui entreprennent une chorégraphie lumineuse au rythme de chants mayas. Assises sur deux troncs d'arbres sous la nuit étoilée, nos rêves deviennent réalité et nos yeux pétillent. La nature peut parfois vous donner tellement de force. Elle recèle de mystères et de secrets que je déchiffre un peu plus chaque jour.








lundi 24 septembre 2012

Dixième jour à Montréal


Dimanche. Dans une semaine, mon avion atterira sur le sol français. Et je compte bien profiter au maximum de la petite semaine qu'il me reste. Ce matin, lorsque je vais acheter le petit-déjeuner, les carrefours aux alentours sont fermés à la circulation pour cause de marathon. Le Marathon de Montréal est un évènement sportif incontournable ici, et ce sont 27 000 coureurs qui ont participé à cette course de 42km. A l'arrivée : un américain et une kenyane remportent la course.
De mon côté, pas de marathon (pas encore !) mais j'étais bel et bien en train de courir en même temps que ces athlètes puisque je pratique quotidiennement le jogging matinal sur un petit sentier derrière le studio du boulevard Rosemont.Véritable mode devie, le jogging est une religion, une philosophie de vie à Montréal. Les premières et dernières foulées sont tellement jouissives, je me dépasse un peu plus chaque jour, casque aux oreilles. Et contrairement aux parisiens, ici on ne court pas pour oublier mais pour se retrouver en communion avec son corps. Un moment privilégié avec la nature qui me manquera à coup sûr.. mais bon je me dit qu'avant de partir je courais à l'Etang du Cora près de chez moi et que finalement il y a pire (mais il n'y a pas d'écureuils....). 

Après le jogging c'est poutine ! Je rejoins Lucile, Pauline et des connaissances à elles au métro Mont-Royal. Ma station préféré où de très bons musiciens y déambulent chaque jour. Je met donc en application mon cours de photo de la veille ;)




Direction le restaurant La Banquise, à 5 minutes du métro Mont-Royal, réputé dans tout Montréal pour sa poutine ! Je décide de faire le grand saut... tout de même ce serait dommage d'être au Canada sans goûter au plat traditionnel québecois. Même à 17h30 de l'après-midi (oui pour le coup on s'est mis à l'heure du déjeuner québecois !) il y a la queue jusque dans la  rue. Poutines à toutes les sauces, hamburgers maison, hot-dog... les québecois comme les touristes savourent ce "fast food amélioré" ! J'y rencontre 4 étudiants suisses venus étudier 1 an à Montréal. On échange sur nos "patois" et expressions respectives, nos découvertes canadiennes et dégustons notre première poutine ensemble. Une expérience gustative assez neutre et à laquelle je m'attendais complètement. Une bouillie sans vraiment de goût.Un plat de frites grillées accompagnés d'une sorte de mozarella sur lit de sauce barbecue. Que des bonnes choses (demain ce sera double dose de jogging !) mais un plat qui ne marquera pas forcément mon palais de gastronome. Par contre je recommande vraiment ce restaurant typique et vivant avec des prix plus que raisonnables ( environ 7$ la petite poutine classique).



dimanche 23 septembre 2012

Neuvième jour à Montréal

Aujourd'hui samedi, il pleut sur Montréal. Depuis que je suis arrivée, ce n'est que le deuxième jour où la pluie s'abat toute la journée sans interruption, mais ce ne sont pas les caprices du ciel qui nous empêcheront à Lucile et à moi de nous rencontrer. Notre première rencontre est plutôt atypique. Elle remonte au début de l'été en juin dernier. Lors d'un de mes reportages valdoisien dominical, je me retrouve parmi des membres d'une association pontoisienne qui organise son dernier atelier d'écriture de la saison sur une péniche à La Frette. J'embarque avec toute la petite troupe dont la maman de Lucile qui propose de me raccompagner jusqu'à ma voiture, restée au quai d'embarcation.... Lucile est dans la voiture et nous sympatisons, parlons études, petits boulots et voyages. C'est alors que j'apprends qu'elle part pour 4 mois étudier à Québec dans le cadre de ses études à Sciences Po Lyon. On échange nos coordonnées. Pourquoi pas travailler ensemble là-bas et faire plus ample connaissance...
Après plusieurs échanges de mails, Lucile m'apprend qu'elle vient pour 3 jours à Montréal. Nous nous donnons rendez-vous à la World Press Photo 2012 marché Bonsecours, entre la Place Jacques Cartier et le Vieux-port, où elle m'y attend avec son amie Pauline installée à Montréal pour ses études également.

Une foule de parapluies fait la queue devant la salle de la commune. 55ème édition de ce plus grand concours mondial de photojournalisme, ce sont 124 pays représentés, 5 247 photographes pour 57 gagnants et 161 photos exposées. Des Printemps arabes à la tuerie d'Oslo en passant par la catastrophe nucléaire de Fukushima, l'année 2011 est retracée visuellement de clichés légendés par les histoires qui les accompagnent. Les photos sont aussi troublantes que percutantes. Elles rappèlent le risque du métier de photo reporter et les lois du terrain. Les photos exposées transmettent une palette d'émotions tellement vaste, du malaise à la rage en passant par le dégoût et l'humanité, la tendresse et la dénonciation... mais sans jamais laisser indifférent.
Du Prix Nature Reportages aux Prix Sports Reportages, Arts et Spectacles Reportages, Vie quotidienne Reportages ou encore Prix Nature Reportages, les photos des gagnants sont réparties au sous-sol de la salle, tandis qu'à l'étage sont exposées les 12 photos-essais et les 6 projets-multimédia de la 4ème édition de l'Anthropographia, qui met entre autre en exergue les rebondissements du Printemps érable.
Jusqu'au 30 septembre au marché Bonsecours de Montréal, 8$ pour les étudiants, 12$ en tarif régulier.









On se rend ensuite au restaurant Les Jardins de Nelson (ma troisième visite en 3 semaines ce lieu c'est l'fun !) succomber aux douceurs de la carte sucré. Puis on part flâner dans le quartier chinois, toujours sous la pluie. Lucile est venue de Québec en co-voiturage. Pour 20$ selon les destinations, un automobiliste vous emmène d'un point A à un point B à des horaires prédéfinies en amont sur un site internet spécialisé. Une forme d'auto stop encadré, très pratiquée au Canada car moins onéreuse que les autocars (rappelez-vous que j'ai déboursé 150$ pour un aller-retour Montréal-Québec-Tadoussac.. !!!).
Bref, le conducteur de Lucile, Pierre-Louis, lui avait proposé la veille de venir fêter ses 33 ans le lendemain chez lui à Montréal. Nous voilà donc partie chez Jean-Louis pour une soirée 100% québecoise avec pour thème... Jésus Christ !
On parle politique et nouveau gouvernement, chocs des cultures et littérature et rencontrons même des frandcais... décidémen. Puis l'on fait la rencontre de Texx, facteur à Montréal et passionné de photos. C'est alors que je reçois mon premier vrai cours de photo à partir de son goût pour l'abstraction, le flou, l'évasion. Il n'aime pas son job " alimentaire ", vit les écouteurs accrochés aux oreilles et l'on échange sur Gainsbourg, Brassens, la liberté et le plaisir. Un personnage mi-bûcheron mi-poète arrivé un peu comme nous par hasard dans cette soirée biblique ! On apprend le joyeux anniversaire québecois et savourons le gâteau sacré à l'effigie du Christ parmi ces trentenaires. Un bon bain de culture et de belles rencontres merci Pierre-Louis.. que Dieu te bénisse !