Mercredi. Dernier jour à Montréal pour Fanny, nous partons tôt le matin pour profiter de la journée. Depuis son arrivée lundi, on peut dire que l'on a beaucoup marché, et très bien (beaucoup trop) mangé ! (bon et beaucoup dépensé case shopping oblige oups). Elle comme moi sommes tombées en amour de cette ville dès le premier regard. Au fil de nos discussions l'on s'imagine en colocation dans quelques années dans une de ces maisons à escaliers, face à un parc d'écureuils.... il y a peu de villes où je me suis sentie aussi bien sur une telle durée. Comme le sentiment d'avoir trouvé son chez soi. Pas de jugements dans la rue, les gens engagent facilement la conversation et personne ne marche la tête baissée sur son smartphone, peu de gens fument, les bruits de klaxons sont quasi inexistants, les coins de verdure affluent, les musiciens hantent les longues avenues... j'aime me perdre dans le ventre de cette ville et je pense ne jamais en être rassasiée.
On flâne au marché Jean Talon et goûtons nos premières canneberges pures accompagnées du rire moqueur de la maraîchère (les canneberges sont trop acides pour croquer dedans comme dans un fruit rouge, elles se mixent à d'autres fruits dans des jus, agrémentent des tartes etc...). Puis on s'en va bruncher rue Sainte Catherine chez Grain de Folie, restaurant recommandé par le guide du routard de Fanny. On bave devant la carte : des fruits dans tous leurs états, de la brioche à la cannelle maison, du bacon, des smoothies.... on opte pour " la boulangerie " : salade de fruits frais, brioche aux raisins, oeuf et bacon. Je redécouvre les plaisirs de mon enfance avec la brioche façon pain perdu. On se dit que l'on peut mourir après ce brunch. Je le recommande très fortement aux amateurs de sucré-salé, aux gourmands tout simplement !
On finit nos 3 jours si intenses sur cette note chocolatée. J'accompagne Fanny à la gare de Longueuil où son co-voitureur l'y attend direction l'université de Sherbrooke. Un aurevoir sur le quai de la gare qui sonne comme la fin d'une colonie de vacances : triste mais sans regrets. On se reverra très vite et nous continuerons à correspondre par lettres. Le bout du monde n'existe pas quand on fait ce genre de rencontre.
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| Un jeu d'échec taille humaine installé sur une place du quartier latin |






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