mardi 11 septembre 2012

Tadoussac : l'échappée belle

Samedi 8 septembre. 9h35. Sac à dos bien chargé et panoplie de baroudeuses bien rodéées, nous voilà partie de l'auberge Maeva pour la Gare du Palais destination Tadoussac. 4h de trajet sur le sillon du Saint-Laurent. Je ne peux m'empêcher de décoller mes yeux de la fenêtre devant tant d'immensité. L'air de Paris nous semble si mausade, les gens agressifs et l'atmosphère étouffante devant cette carte postale vivante.

L'île de Tadoussac se situe au nord de la ville de Québec. Point de rencontre entre le fleuve Saint-Laurent et le fjord du Saguenay, le village jouit d'un site d'observation des baleines qui en a fait sa réputation et un centre touristique de plus en plus prisé.
Pour se rendre sur ce territoire conquis jadis par les amérindiens bien avant l'arrivée de Jacques Cartier en 1534, il faut emprunter le traversier, sorte de plateforme mobile pour parquer les automobiles jusqu'à la rive d'en face. Cette passerelle qui nous fait passer du bitume à la mer est assez impressionnante puisqu'elle fonctionne en continu toute la journée et voit des centaines de cars affrétés de touristes.


Notre car sur le traversier jusqu'à Tadoussac

Un petit garçon assis devant moi pendant la traversée
Nous voici au paradis. Un bras de terre entourée de mer. Du vert et du bleu, un tableau irréel dans lequel on plonge la tête la première, avide de nouvelles expériences, le coeur prêt à donner autant qu'à recevoir.
Le car nous dépose au pied de notre auberge pour 2 nuits, réservées au préalable.
" L'eau berge " de Tadoussac. Café du village, repère d'artistes peintre et espace scénique, le lieu foisonne de nationalités différentes venues des quatre coins du monde. Un camp de hyppie avec feu de camp et ambiance seventies. Une auberge de jeunesse où l'on sait pertinemment qu'on ne sera pas jugé. Juste là pour partager. On ne sait plus où donner de la tête entre le groupe de musiciens et l'exposition de peintures, la décoration vintage, le piano et le bar, les photos souvenirs et la chaleur humaine. On monte dans notre chambre à la lettre "C". Un dortoir de quatre lits où une québecoise et un lyonnais y ont déjà fait leur nid. On échange les mots habituels : lieu de provenance, destination, visites prévues... L'auberge n'est pas complète mais on comprend très vite qu'elle est plus qu'une auberge, une communauté qui abrite les bénévoles, les musiciens, les peintres et les guides. Une grande famille qui mange en tablée et qui partage le plaisir d'être ensemble sur cette arche de Noë. On règle nos 2 nuits (45$), le petit déjeuner (4,25$) et le diner (10$).



L'eau berge est vraiment l'artère du village de Tadoussac, le café du coin, le lieu de rendez-vous. On emprunte les sentiers qui nous mènent sur le toit du monde, tellement sauvage mais à la fois accessible aux visiteurs via des rampes d'escaliers en bois. On est là pour grimper, escalader et dépasser ses limites, et on aime ça. On découvre l'île d'en haut, ses maisons colorés, son port et sa chapelle anglicane. Mais malheureusement aussi l'hôtel de la famille Dufour, qui possède également une compagnie de bâteaux. Les habitations semblent toutes droites sorties d'un décor de Tati et ses habitants du Truman Show. Les bead and breakfast et gîtes parsèment le petit village qui accueillent en masse des touristes venus principalement observer les baleines, centre d'attraction de l'île.



Après s'être longuement renseigné, on opte pour la compagnie OTIS. La pionnière en matière d'observation des baleines. Notre rêve se concrétise, on réserve 2 places pour une escapade  en pleine mer de 3h à bord d'un zodiac. Nous sommes 8 personnes à bord, principalement des francais, équipés d'un pantalon ciré jaune et d'un gilet de sauvetage intégré à l'intérieur d'un coupe vent. C'est parti pour une aventure hors du commun. Et l'on réalise notre chance de vivre un de nos rêves les plus fous. Notre guide, contrairement à la compagnie AML, navigue en parallèle des baleines sans leur foncer dessus. Le trafic est très chargé ce jour là et notre navigateur rebrousse chemin vers les côtes pour augmenter nos chances d'apercevoir les baleines, de plus en plus frileuses à l'idée de sortir la tête de l'eau devant une horde de touristes. Les sensations dans le zodiac sont jouissives et tellement intenses. Nous prenons les vagues de plein fouet et notre corps se fond dans le rythme des rouleaux. Des jets d'eau jaillissent de la mer au loin. Signal de la respiration d'une baleine.

Si à cette époque les baleines bleues sont difficiles à observer,on aperçoit des marsouins (petits dauphins) et des baleines à bosses. Le marin les repèrent grâce à leur fréquence de respiration. Entre 5 et 7 minutes pour les baleines à bosses. Un moment magique difficilement descriptible, que l'on partage avec nos rencontres à l'auberge : Allowah l'espagnole, Fanny l'étudiante de Dijon, notre camarade de chambre lyonnais, un couple formé d'un stagiaire français et d'une québecoise et notre guide national Coco. Un pensionnaire de l'auberge qui observe depuis 30 ans les familles de castor du lac derrière l'auberge et qui nous convainct pendant le souper, de participer à la visite quotidienne de 17h, heure de levée des rongeurs. Une immersion au coeur des barrages de castors, à la lisière d'un lac somptueux et majestueux. Je découvre ces rongeurs de 30 kilos, qui rongent avec leurs quatre dents des écorces d'arbres. On les voit nager, manger, grandir (photos et vidéos à venir ultérieurement).



Trois jours à Québec

Mercredi 5 septembre. 11h. Départ de la gare d'autocars de Montréal direction Québec. 3h10 de trajet avec la compagnie de bus Orléans Express. Des cars au confort maximal et même équipés du wi-fi ! Les cars de cette compagnie desservent tout le canada ou presque et même Boston ou encore New York.




13h55. Nous voilà à la Gare du Palais de Québec avec de l'avance ! Direction l'auberge de jeunesse Maéva rue Saint-François Est. Une auberge de jeunesse en dehors du vieux québec mais accessible à pied, à mi-chemin entre la gare et le centre-ville. Québec ne comporte pas tant d'auberges de jeunesse que ça à des prix accessibles : l'auberge internationale, l'auberge de la paix et Maeva. Nous apprenons que l'auberge est en fait un ancien squat que les gérants ont transformé en auberge de jeunesse. La réceptionniste est française et nous emmène dans la chambre de 6 dortoirs que nous avions réservés depuis la France. Nous connaissions déjà l'ambiance auberge de jeunesse pour en avoir fait 3 à Dublin. De quoi comparer le rapport qualité/prix ! La chambre est complète à notre arrivée, 4 filles sont déjà installées. Et ce sont 4 françaises ! Des étudiantes françaises qui auraient du reprendre les cours en septembre mais qui ne feront leur rentrée qu'en octobre à cause des mouvements étudiants du printemps érable. On fait la connaissance de Sophie, une strasbourgeoise de 21 ans inscrite pour 4 mois à l'université de Laval. On l'embarque avec nous à la découverte de Québec, et on échange beaucoup sur nos expériences respectives ! Puis on rencontre des gens d'Orléans, de Tours, de Marseille. Beaucoup (trop !) de français dans cette auberge finalement. Pour presque 30$ la nuit, nous sommes plutôt mitigés sur cette auberge qui n'est pas à l'image des québecois et plus à visée commerciale que communautaire...



Sophie et moi à Québec !
On découvre d'abord la ville haute de Québec, surplombée par le château Frontenac. Une vue panoramique sur le port de Québec et le fleuve Saint-Laurent qui ne finit pas de nous émerveiller... Comme à Deauville, on se balade sur les planches, entre marchands de glace et files d'attente pour le funiculaire.
La ville de Québec est très différente de Montréal. Moins urbaine, plus piétonnière. Les façades des maisons sont en briques blanches, les parcs inondent la ville fortifiée.



Après avoir découvert la ville haute de Québec, son lot de touristes et de boutiques de souvenirs, nous nous rendons dans le Québec de nos rêves, sauvage et infini. Direction la chute de Montmorency avec le bus 800. 30 minutes de bus, pour un voyage au coeur du Québec profond, celui où l'accent est très prononcé, les commerces se font rare et les maisons se dispersent peu à peu. La vue sur les forêts de pins et le fleuve Saint-Laurent est imprenanble, on ressent l'atmosphère américaine de ses grands ponts et ses plaines à perte de vue.
Première grosse claque : la chute de Montmorency. La forêt, l'eau, le ciel. On se sent minuscule mais tellement libre. On respire, prend notre dose d'oxygène et de sensations fortes. La vie. La vraie. 


























Après avoir parcouru Québec le jour, nous décidons d'hanter les rues de nuit avec la visite des fantômes de Québec. Une visite de 90 minutes dans la vieille ville, accompagné d'un comédien qui regorge d'histoires criminelle sous son chapeau melon. Exécutions, fait-divers, légendes de la ville de Québec sous la lumière de la lanterne d'Emile.






mardi 4 septembre 2012

Troisième jour à Montréal

Aujourd'hui mardi 4 septembre, c'est jour d'élection au Québec. Notre studio se trouve rue Saint-Hubert, en face du QG de Nicolas Girard, un des candidats du PQ (Parti Québecois). Le bureau de vote s'agite dans l'espoir d'un renouveau pour cette élection du premier ministre québecois qui s'annonce cruciale. La serveuse du bar " Le Bistrot à Jojo " (l'antre du blues et du rock situé dans le quartier latin de Montréal et qui accueille chaque soir un groupe de la scène locale) confie avoir hâte que le PQ prenne le pouvoir et que le parti libéral de Jean Charrest soit exclu. Un étudiant en Sciences Politique à Lyon venu dans le cadre d'un échange universitaire à Montréal, nous explique que les élections ont été avancée suite aux mouvements du Printemps érable, et s'établissent sur un seul tour en une soirée. Le Parti québecois arrive largement en tête pour ces élections dont le taux de participation n'excède pas les 48%.


 Ce troisième jour dans la ville de Montréal, nous l'avons consacré à la culture ! Petit tour au Centre des Sciences de la capitale dans lequel se tient jusqu'au 16 septembre la première mondiale de l'exposition Star Wars Identités ! Fans de l'oeuvre cinématographique, humaine et historique de Georges Lucas, nous prenons notre billet en avance et prenons le temps de vivre notre première expérience en Imax dans la salle Telus du Centre. Ce sera le documentaire Arctic 3D, une immersion de 40 minutes au coeur de l'Arctique, en présence d'une maman ours polaire et de ses deux oursons. Une claque visuelle qui fait réfléchir sur le réchauffement climatique de la planète qui sonne le glas, la fonte des glaces et la survie de plus en plus menacée des espèces du pôle Nord.



Avant de parcourir l'exposition consacrée à Star Wars, nous nous rendons au " Café Santropole " pour le déjeuner. Encore un lieu recommandé par nos guides pour ses sandwichs atypiques. Et nous ne regrettons pas le détour par cette rue Saint-Urbain, pour l'amabilité (qui n'est plus un mythe !) du serveur, le cadre bucolique d'une terrasse verdoyante et d'une carte originale pour ses sandwichs à 3 étages ! Ici la spécialité, c'est le pain Santropole, un pain moelleux sur lequel on tartine de la crème et on y ajoute des saveurs exotiques ! Ce sera le sandwich " Mangues mentales " pour moi : tartine à la crème légère, chutney de mangue et épices, accompagné d'une salade au poulet et d'un jus d'orange et canneberges (17,75$}.




Après le déjeuner, place à l'exposition tant attendue mais peu accessible aux petits porte-monnaie : 30,50$ pour un film en Imax et l'entrée à l'exposition temporaire (billet qui donne également accès aux expositions permanentes). Plus qu'une exposition, c'est une expérience interactive en lien direct avec les personnages de la saga. Armé d'un bracelet électronique, le visiteur construit sa propre identité selon les mêmes facteurs que les jedï (expériences, mentors, pairs, personnalité, facultés, enfance, culture, influences...), identité que l'on enregistre sur un  bracelet et qui nous donne accès en dix étapes de parcours initiatique à cet autre que l'on est (ou voudrait être). Ce sont les maquettes et dessins originaux des films qui sont sous nos yeux ! On apprend des anecdotes de tournage, reste bouche bée devant les costumes originaux et on se remémore les épisodes de cette saga qui a marqué, marque encore, et marquera encore des générations. Un tee-shirt Star Wars tu achèteras, par la case souvenirs tu passeras !





Je ne suis pas sûre de pouvoir écrire les 5 prochains jours car nous partons pour Québec demain puis direction Tadoussac et ses baleines. Le temps était plutôt nuageux aujourd'hui, avec de la pluie en soirée lorsque nous nous sommes rendus au Bistrot à jojo animé par des riffes de guitares électriques et habité par des guitares de collection de rockeurs de passage.




lundi 3 septembre 2012

Deuxième jour à Montréal

Aujourd'hui, il fait encore très beau et très chaud, la lumière perce le rideau et les premiers rayons de soleil recouvrent la ville. Pour les canadiens, aujourd'hui lundi 3 septembre : c'est la fête du travail. Peu de monde dans les rues, seuls les dépanneurs (épiciers) et quelques sandwicheries sont ouvertes. Peu de monde également dans le métro que nous prenons direction la gare d'autocars station Berri Uqam. Nous ne faisons presque pas la queue pour la billeterie. On découvre par surprise que les billets sont utilisables un an et qu'il n'y a pas besoin de choisir une date et une horaire. Nous achetons donc un aller Montréal-Québec, puis Québec-Tadoussac et enfin un billet retour Tadoussac-Montréal : 158$ au tarif étudiant. Car que l'on soit étudiant résident du Québec ou non, tant que nous possédons un justificatif le tarif est applicable et n'est pas négligeable (184$ tarif adulte).

Puis changement de programme, l'exposition Star Wars sera pour mardi car le temps sera nuageux. Et qui dit belle journée ensoleillée dit journée au parc ! C'est parti pour une journée au jardin botanique de Montréal tout près de la station de métro Pie IX et du parc olympique, une structure imposante et hybride que nous visiterons la semaine prochaine. En parlant de sport, nous nous sommes aperçus que les montréalais avaient tous plus ou moins une silhouette sportive et étaient très actifs, se déplaçaient beaucoup à vélo et rare étaient les costards et autres talons aiguilles ! Ici c'est casual, streetwear et décontract'.






Après nos premières courses au supermarché hier et notre désillusion sur le prix des produits (6€ la boîte de céréales, 5€ le paquet de salade...), le prix des visites est également très élevé (11€ l'entrée pour la biosphère). Comptez une trentaine d'euros (25€ tarif étudiant) pour le forfait jardins, insectarium et biodôme. L'étendue des jardins semble
infinie. On entre dans les serres, prenons notre dose d'air pur et de vert au milieu d'une verrière sauvage à la Jurassic Park ! Familial et très bien entretenu, le jardin botanique regorge de trésors issus de la faune et de la flore : roseraie, jardin chinois et lanternes (ouverture de la 20ème nuit des lanternes le 7 septembre ! un spectacle qui promet), sous-bois, papillons, points d'eau et écureuils (j'ai l'air d'avoir 4 ans dès que j'en approche un !). Nous en prenons plein les yeux et comprenons les recommandations des guides pour ce jardin datant de 1931. Nous y croisons même l'acrtice Romane Bohringer et ses enfants!

Puis nous finissons la journée dans le quartier latin de Montréal, rue Saint-Denis, au salon de thé " Juliette et Chocolat " qu'une connaissance m'a fortement recommandé pour ses chocolats chaud et dont les guides vantent la variété de brownies ! Dans ce quartier jeune semblable au marais pour sa diversité culturelle : festival d'art, avenue de cinémas, cinémathèque, festival des films du monde... Les murs sont tagués, la jeunesse lookée et les bars multiculturels ! Effervescence et dynamisme sur cette terrasse où l'on nous sert smoothies et brownies ! Il fait trop chaud pour la boisson chaude on reviendra ( le bar à chocolat chaud est impressionnant avec des variétés atypiques du Nutella à la fleur de sel !).


Brownie canneberges pistaches servi tiède

J'ai trouvé l'homme (lanterne) de ma vie !





Cinérobothèque de Montréal



dimanche 2 septembre 2012

Premier jour à Montréal

Aujourd'hui, en bonnes touristes françaises que nous sommes, nous arpentons la ville de Montréal et ses recoins à la recherche d'un petit coin de paradis pour bruncher. On se procure une carte de transport qui vaut 16$ pour des trajets en métro et en bus pendant 3 jours consécutifs jour et nuit, de quoi bourlinguer dans la capitale !










Nous prenons le métro que l'on commence à apprivoiser direction La Place des Armes dans le Vieux-Montréal. Au pied de la cathédrale Notre-Dame, des ballades en calèches, des fontaines et des buildings à perte de vue. On se croirait dans Gotham City et tous ses films à l'architecture excessive. Les limousines sont fréquentes et les voitures carrées sont typiques de celles que l'on apercoit dans les grosses productions et clips de rap : parechocs reluisant, jantes démesurées et pick up équipés pour le grand froid !




Perturbées par la proportion des bâtiments que nous pouvons nous empêcher de comparer à Paris, on se sent à la fois minuscules et comme si l'on pouvait à tout moment laisser notre empreinte sur ce territoire pour dominer le monde ! On flâne dans les avenues à la recherche de ruelles hors des sentiers touristiques. Nous voilà sur la place Jacques Cartier : une avenue qui mène au vieux port de Montréal bordé par le fleuve Saint-Laurent. Un temps radieux (28 degrés) et le Festival en plein air " Armée de culture " avec concerts de cornemuse de musiciens écossais en costume traditionnels, photos avec militaires, camp de scoot, exposition d'avions à bord desquels on peut monter, tour de pédalo et promenades le long des canaux. Un dimanche radieux fait de petits plaisirs locaux !








près ce petit détour maritime, place à la gourmandise. On ouvre nos guides pour touristes affamés et choisissons le restaurant " Les jardins de Nelson " place Jacqued Cartier. Un lieu atypique en plein coeur d'une place qui grouille de caricaturistes, journalistes et boutiques de souvenirs. Sorte de patio intérieur avec façade fleurie et maisons de pierres, les écureuils se font la course sur les buildings et les joueurs de jazz battent le rythme. La serveuse nous demande si " ça va " et c'est la deuxième fois en 2 jours, après la contrôleuse à l'aéroport, qui se soucie de notre état. Curieux mais agréable pour lançer la discussion ! Au menu de ce brunch dominical : des fruits et du soleil, dans un cadre bucolique et franchement dépaysant. Un havre de paix dans une ville en pleine ébullition.



Après s'être restaurée et avoir goûté aux affres des taxes et du service pourboire non inclus dans l'addition... nous flânons dans le jardin du château Ramezay où des courtisanes nous y attendent. Des animateurs en costume d'époque et la rencontre avec Lorraine, qui tisse la laine avec un fuseau, et qui nous raconte ses anecdotes de voyage, son prochain voyage à Paris et les bonnes adresses de Montréal. On se quitte en s'échangeant mutuellement nos coordonnées, le sourire aux lèvres d'avoir croisé une femme qui nous a parlé de Saint Germain en Laye, Versaillles et Rambouillet, nous a conseillé le jardin botanique et les baleines de Tadoussac.

Puis direction le métro jusqu'à la station Jean Drapeau pour traverser le fleuve Saint Laurent et se retrouver sur la rive d'en face à l'île Saint-Hélène. Un festival " pic nic électronique " s'y joue tous les dimanches de septembre. Des croisières fluviales sont organisées sur ce bras de terre qui ressemble au quartier de La Villette et sa géode. Un parc d'attraction rétro et la biosphère abritent l'île. Nous nous rendons dans cette bulle environnementale pour une visite coup de poing sur nos modes de consommation, nos dépenses énergétiques et le désagrément petit à petit de la planète.





















Welcome to Montréal

Vu de l'arrière du studio

Un studio tout en longueur au deuxième étage
Notre studio rue Saint-Hubert

La vue de nuit du studio
Après 7h35 d'avion, une coupe de champagne aérienne et un jet lag fichtrement coriace, nous voilà dans le quartier Rosemont de Montréal. Nous sommes arrivés au studio aux environs de 20h heure locale après avoir pris le bus 747 depuis l'aéroport Dorval jusqu'à la station de métro Berry Uquam.                                                                                                          
Et là les premières difficultées féminines entrent en jeu ! Moi et ma valise de 27,5 kg (on sait jamais si je décidais de rester... !) je me suis faite aidé comme jamais par des anglophones comme des francophones car oui si Dieu créa la valise à roulette on ne peut pas en dire autant des escalators...
On entend les premiers " do you need help ? " " vous cherchez quelque chose ? " et les premiers balbutiements de cette langue qui provoque rire et imitation chez les européens !

Il est actuellement 6h du matin ici, les couleurs du ciel sont sublimes et la ville se réveille doucement comme un dimanche matin de l'autre côté de l'Atlantique.
Nous sommes situés dans la rue Saint Hubert, rue commercante avec beaucoup de bonnes adresses que la propriétaire Isabelle nous a répertorié sur un cahier de route. Comme nous sommes arrivés à la tombée de la nuit (2h heure française 8h heure locale) nous n'avons aperçu la ville de Montréal qu'à travers les vitres du bus et sur le chemin qui nous menait au studio.
Montréal est un berceau géométrique, comparable au quartier d'affaires de la Défense et ses buildings vertigineux. Mais les espaces verts ponctuent ces longues avenues de briques et de verrières contemporaines.
Ici pas de passages piétons, seules deux lignes blanches jonchent le sol. Pour traverser, il faut attendre que la main passe et que le pictogramme du piéton s'éclaire.
Je suis comme une gamine le jour de noël et n'ai qu'une hâte : découvrir cette ville qui nous a déjà accueillie à bras ouverts.
P.S : j'ai d'ores et déjà quelques photos mais impossible de les charger depuis blogger... si quelqu'un pouvait me filer un coup de main (me sauver la vie) je lui en serai tabernacle reconnaissante !