L'île de Tadoussac se situe au nord de la ville de Québec. Point de rencontre entre le fleuve Saint-Laurent et le fjord du Saguenay, le village jouit d'un site d'observation des baleines qui en a fait sa réputation et un centre touristique de plus en plus prisé.
Pour se rendre sur ce territoire conquis jadis par les amérindiens bien avant l'arrivée de Jacques Cartier en 1534, il faut emprunter le traversier, sorte de plateforme mobile pour parquer les automobiles jusqu'à la rive d'en face. Cette passerelle qui nous fait passer du bitume à la mer est assez impressionnante puisqu'elle fonctionne en continu toute la journée et voit des centaines de cars affrétés de touristes.
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| Notre car sur le traversier jusqu'à Tadoussac |
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| Un petit garçon assis devant moi pendant la traversée |
Le car nous dépose au pied de notre auberge pour 2 nuits, réservées au préalable.
" L'eau berge " de Tadoussac. Café du village, repère d'artistes peintre et espace scénique, le lieu foisonne de nationalités différentes venues des quatre coins du monde. Un camp de hyppie avec feu de camp et ambiance seventies. Une auberge de jeunesse où l'on sait pertinemment qu'on ne sera pas jugé. Juste là pour partager. On ne sait plus où donner de la tête entre le groupe de musiciens et l'exposition de peintures, la décoration vintage, le piano et le bar, les photos souvenirs et la chaleur humaine. On monte dans notre chambre à la lettre "C". Un dortoir de quatre lits où une québecoise et un lyonnais y ont déjà fait leur nid. On échange les mots habituels : lieu de provenance, destination, visites prévues... L'auberge n'est pas complète mais on comprend très vite qu'elle est plus qu'une auberge, une communauté qui abrite les bénévoles, les musiciens, les peintres et les guides. Une grande famille qui mange en tablée et qui partage le plaisir d'être ensemble sur cette arche de Noë. On règle nos 2 nuits (45$), le petit déjeuner (4,25$) et le diner (10$).
L'eau berge est vraiment l'artère du village de Tadoussac, le café du coin, le lieu de rendez-vous. On emprunte les sentiers qui nous mènent sur le toit du monde, tellement sauvage mais à la fois accessible aux visiteurs via des rampes d'escaliers en bois. On est là pour grimper, escalader et dépasser ses limites, et on aime ça. On découvre l'île d'en haut, ses maisons colorés, son port et sa chapelle anglicane. Mais malheureusement aussi l'hôtel de la famille Dufour, qui possède également une compagnie de bâteaux. Les habitations semblent toutes droites sorties d'un décor de Tati et ses habitants du Truman Show. Les bead and breakfast et gîtes parsèment le petit village qui accueillent en masse des touristes venus principalement observer les baleines, centre d'attraction de l'île.
Après s'être longuement renseigné, on opte pour la compagnie OTIS. La pionnière en matière d'observation des baleines. Notre rêve se concrétise, on réserve 2 places pour une escapade en pleine mer de 3h à bord d'un zodiac. Nous sommes 8 personnes à bord, principalement des francais, équipés d'un pantalon ciré jaune et d'un gilet de sauvetage intégré à l'intérieur d'un coupe vent. C'est parti pour une aventure hors du commun. Et l'on réalise notre chance de vivre un de nos rêves les plus fous. Notre guide, contrairement à la compagnie AML, navigue en parallèle des baleines sans leur foncer dessus. Le trafic est très chargé ce jour là et notre navigateur rebrousse chemin vers les côtes pour augmenter nos chances d'apercevoir les baleines, de plus en plus frileuses à l'idée de sortir la tête de l'eau devant une horde de touristes. Les sensations dans le zodiac sont jouissives et tellement intenses. Nous prenons les vagues de plein fouet et notre corps se fond dans le rythme des rouleaux. Des jets d'eau jaillissent de la mer au loin. Signal de la respiration d'une baleine.
Si à cette époque les baleines bleues sont difficiles à observer,on aperçoit des marsouins (petits dauphins) et des baleines à bosses. Le marin les repèrent grâce à leur fréquence de respiration. Entre 5 et 7 minutes pour les baleines à bosses. Un moment magique difficilement descriptible, que l'on partage avec nos rencontres à l'auberge : Allowah l'espagnole, Fanny l'étudiante de Dijon, notre camarade de chambre lyonnais, un couple formé d'un stagiaire français et d'une québecoise et notre guide national Coco. Un pensionnaire de l'auberge qui observe depuis 30 ans les familles de castor du lac derrière l'auberge et qui nous convainct pendant le souper, de participer à la visite quotidienne de 17h, heure de levée des rongeurs. Une immersion au coeur des barrages de castors, à la lisière d'un lac somptueux et majestueux. Je découvre ces rongeurs de 30 kilos, qui rongent avec leurs quatre dents des écorces d'arbres. On les voit nager, manger, grandir (photos et vidéos à venir ultérieurement).










Merci de partager ton voyage, c'est un plaisir de te lire...Je suis allée au Canada il y a plusieurs années, et je comprends complètement toutes les sensations et émotions que tu es en train de vivre! Bon séjour :)
RépondreSupprimerAh oui, merci ! Que de souvenirs pour moi...
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